14 juin 2009
Can't describe what's in your mind
Une nouvelle semaine à l'OT est passée. Quelques perles, mais moins que la première semaine.
J'en profite pour me mettre à jour, voici donc toutes les perles notées jusqu'à présent :
• Discussion avec une vieille dame :
«Oh, mais c’est très joli ça !
- Oui, c’est le port de St Jean vu de Ciboure.
- Mais je sais bien que c’est le port, je suis Luzienne. Mais il est très joli ce tableau, il est de qui ?
Euh… c’est une photo du …
- Vous ne savez pas de qui c’est ? Il faudrait vous renseigner quand même ! Vous travaillez ici et ne savez même pas… (sur un air : jeunesse décadente)
- Euh, madame, c’est une photo, c’est le fond d’écran de l’ordinateur.
- Ahhh, et bien c’est très joli» (rien à voir avec la photo sur votre droite, bien sûr)
• «Bonjour, je viens pour un enterrement» et bim… ça contraste avec les joyeux touristes en vacances.
• «Bonjour, je voudrais une carte géographique de St Jean de Luz.» En même temps, je vais pas lui filer une carte de visite non plus.
• «Comment ça vous ne renseignez pas sur Biarritz, c’est la même couleur politique pourtant». Hum… comment dire.
• Une jeune Anglaise : «Hello, do you know were I can find the french constitution ?»
J'en oublie sûrement quelques unes en route (déjà!). En tout cas, le stage me plaît toujours. Je suis devenue pote avec les Allemands envacances dans le coin, trop heureux de pouvoir échanger dans leur langue. Vendredi on m'a même confié la voiture de fonction pour aller livrer de la doc à droite à gauche. Bref, ça se passe bien et au moins ça m'occupe.
En plus, l'été s'installe de plus en plus, il fait donc super beau. Du coup, après le boulot (et même avant, comme le jour où j'ai pris la photo à gauche), je fais un petit crochet par la plage histoire de faire un peu de beach-volley et me baigner. C'est quand même un sacré luxe de bosser à 200m de la plage !
19:27 Publié dans Entendu à l'OT, Une vie de lynx | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08 juin 2009
Une semaine à l'OT
Cela fait maintenant une semaine que j’ai commencé mon stage à l’OT de St Jean. Le premier bilan est tout à fait positif (même si les premières heures à l’accueil furent dures dans le genre «euh excusez-moi, je vais demander à mes collègues» systématiquement). En tout cas, l’équipe est sympa et j’aime beaucoup le contact avec les clients (les touristes, quoi ;)).
Je vois vraiment de tout. Déjà, de toutes les nationalités : espagnols, anglais, allemands, néerlandais, québécois, belges, australiens, japonais…. Ensuite, de tout les genres de personnes : les grincheux (très rares quand même), les timides, les sympas, ceux qui racontent leur vie, les indécis… bref, je vois pleins de gens. Et ça, c’est génial.
Sur toutes les personnes que je vois dans la journée, il y a forcément quelques perles, publiées sur facebook, et que je vais également mettre ici, en plus grandes quantités et avec davantage de détails. Voici donc l’inauguration d’une nouvelle rubrique (merci ma CTO) : entendu à l’OT (dans la lignée des autres «Entendu à/dans» que l’on trouve un peu partout sur le web).
Pour commencer, parmi les premières personnes qui sont venues me voir, un couple d'Australiens :
"Hello, we wan't to go to Montcuq… do you have by any chance a map from Montcuq ?" (c'était mon premier jour… mais je connais un peu la région quand même, et Montcuq, bien que me disant quelque chose, je ne voyais pas où ça pouvait être en pays basque). Du coup, je demande à ma collègue qui passait par là "euh pardon, Montcuq ça te dit quelque chose (prononcé sans le "q" final, je vous laisse imaginer sa tête)" ? Elle non plus ne voyait pas… c'est donc mon ami google qui est venu à ma rescousse. Montcuq est en fait une charmante bourgade entre Agen et Cahors… même pas en Aquitaine ! Inutile de préciser qu'on n'avait rien à l'OT pour ces deux (adorables!) Australiens. Mais grâce à google, mappy & co, j'ai pu les renseigner et ils sont repartis ravis. Ils étaient vraiment très gentils en tout cas, et j'espère qu'ils ont pu se rendre à Montcuq sans encombres. Mais c'était une sacrée entrée en matière !
La suite au prochain épisode.
23:09 Publié dans Entendu à l'OT, Une vie de lynx | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02 juin 2009
2009, acte I : scène dernière
De retour sur ce blog après une nouvelle longue absence. Flemme, mois chargés, pas d’inspiration (enfin, ça, c’est toujours pareil ;)). Bref, comme d’hab. Alors voici un résumé des épisodes précédents, en espérant que mon assiduité blogueuse revienne (en même temps, je n’ai plus de lecteurs depuis le temps, so who cares ?)
Toujours est-il que pendant ces deux mois, j’ai terminé mon année à Bordeaux. Les cours se sont terminés mi-avril pour laisser place aux exams divers et variés qui se sont eux achevés mi-mai. Je suis donc en vacances depuis le 14 mai, date à laquelle j’ai également déménagé de Pessac pour rentrer chez mes parents au Pays Basque.
J’ai passé les deux dernières semaines à glander, regarder Roland-Garros, faire du vélo, rien de folichon hormis un petit voyage à Strasbourg histoire d’aller rendre visite à mon meilleur ami. D’ailleurs, je devais prendre le train. Oui, St Jean de Luz - Strasbourg en train, toute une aventure… qui n’a finalement pas eu lieu puisque c’était le jour où tout le trafic SNCF a été interrompu entre Bordeaux et Paris suite à un accident au niveau d’Angoulême. Bref, pour 30€ de plus, j’ai dû prendre l’avion et suis finalement arrivée à bon port (haha). Quelques jours très agréables, dans une ville sympathique bien qu’instable niveau météo (on s’est pris une saucée de dingue, trempés de la tête au pied en 5 minutes). Et puis ça m’a fait beaucoup de bien de revoir mon meilleur ami. Retour en train cette fois-ci, sans problèmes. Avec un petit arrêt à Paris pour déjeuner avec ma soeur, son copain et mon petit neveu qui grandit comme un fou.
Une fin de mois de détente après le «stress des exams» (et les Bio de Danone) et avant l’annonce des résultats. Et oui, parce que c’est toujours pareil, on passe des exams, puis on gamberge pendant quelques temps avant de savoir si on est vraiment en vacances, si on passe en 2ème année, etc. Verdict vendredi dernier avec une bonne nouvelle : je passe en 2A, sans rattrapages.
Du coup, me voilà en vacances jusqu’au début des cours en Allemagne, c’est-à-dire jusqu’en octobre.
Plus de 4 mois de vacances… c’est incroyable (oui : ils foutent rien ces étudiants!). En sortant de mes derniers exams ça m’a fait bizarre. Sans vouloir me plaindre, ni rien, (parce qu’au fond j’aime bien le stress mine de rien… ya que ça qui me fait bosser), ça faisait trèèès longtemps que je n’avais pas eu des vraies vacances. Les vacances où il n’y a pas d’exams à réviser, de concours à préparer, de disserts à rédiger.
Donc en sortant des partiels j’ai vraiment eu un moment de blocage genre «et maintenant ?». Bon, ça n’a pas duré longtemps, rassurez-vous.
Reste que 4 mois de vacances, ça ne sert à rien si on ne les occupe pas de façon un tant soit peu constructive.
J’ai donc décidé de faire un stage cet été. Un stage plus long que ceux de découvertes que l’on fait au lycée.
Et me voici stagiaire à l’office de tourisme de St Jean de Luz pendant trois mois : juin/juillet/août. Et dixit la responsable du bureau des stages à l’IEP : «ya pire quand même».
23:01 Publié dans Une vie de lynx | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08 avril 2009
The show must go on
Au risque de faire dans le cliché : c’est fou comme le temps passe vite.
Il y a un an, pratiquement jour pour jour, je passais le bac. 4 mois plus tard, je changeais brutalement de direction en partant directement pour Bordeaux.
Aujourd’hui, 8 mois après la tant attendue rentrée dans le supérieur, c’est presque déjà la fin de cette année. Ils ne restent plus que quelques cours et malheureusement, les exams.
J’ai trouvé dans ma boîte aux lettres l’accusé de réception de l’agence quant à mon préavis de congé. Dans bientôt un mois, je plie bagage et quitte Bordeaux pour un peu plus d’un an.
Si j’énumère toutes ces dates, c’est pour mieux visualiser le temps passé et le temps à venir. Ma terminale était passée en vitesse éclair, mais j’ai l’impression que cette année a été encore plus rapide.
Je me vois encore errer en vélo (mon fidèle attribut de l’année!) sur le campus complètement désert début septembre.
Je me souviens parfaitement de la première rencontre de la FIFA 11.
Je me rappelle comme si c’était hier du premier repas rugby chez Georges, un resto portugais bon marché en plein Bordeaux. Je me souviens encore comment j’hésitais à rejoindre l’équipe avant ce fameux repas qui m’a totalement convaincu.
Je sens encore les courbatures qui ont accompagné mon premier semestre, le temps que mon corps s’habitue à la pratique intensive de sport. Courbatures qui entre autres m’ont d’ailleurs menées au badminton, un vendredi soir. Et où je suis retournée presque sans failles toutes les semaines, d’abord pour l’ambiance, puis pour le sport en lui-même.
Et j’ai encore dans les jambes les trajets en vélo pour rentrer à Pessac après avoir loupé le dernier tram.
Tout ça pour dire que je ne réalise pas vraiment que Bordeaux, c’est bientôt fini pour cette année. Enfin, si, je commence à réaliser, d’où ce petit quart d’heure souvenirs souvenirs.
Hier, grande soirée MPMS, chez Georges, pour fêter l’année réussie. Les MPMS, je les ai déjà évoqué il y quelques temps sur ce blog. Il s’agit de l’équipe de rugby féminin de l’IEP, jusqu’à présent davantage connue pour ses faits de soirées que ses performances sportives. Mais depuis les bons résultats en championnat universitaire et la demi-finale atteinte au Crit, on prouve que ce sont deux facteurs complémentaires et non substituables (spéciale dédicace à mon cours d’éco).
Si j’ai autant apprécié ma 1A, c’est notamment grâce à cette équipe. Équipe qui s’est forgée avec le temps, et qui regroupe des personnalités très différentes. Mais incontestablement, une belle équipe. Et elle va me manquer l’an prochain, cette équipe.
Le badminton aussi a occupé une place importante dans ma vie cette année. Même si ce n’est pas un sport d’équipe, il y a un véritable esprit de groupe. Très différent des MPMS, mais tout aussi sympa. En fait, les deux se complètent très bien (non, je ne souffre pas de dédoublement de personnalité).
Concrètement, même si je n’ai pas séché la moindre conf, même si j’ai toujours fait mon travail (sur le tard, certes, comme toujours), ce ne sont pas les cours qui ont rempli cette année, contrairement aux années précédentes (ne serait-ce que d’un point de vue horaire). Alors, oui, j’ai peut-être moins appris d’un point de vue strictement «scolaire», mais je pense au moins avoir appris à vivre. Entre le sport, le ciné, les sorties, les virées à la plage, les soirées posées, etc.
J’ai aussi rencontré pleins de gens, tous très différents.
En fait, je pense que j’avais vraiment besoin d’une année comme celle-ci après toutes ces années au LFA (que j’ai aussi adoré et dont je garde des souvenirs uniques ; et dont mes amis me manquent).
C’est marrant parce que ça fait quelques jours qu’inconsciemment je cherche à faire une sorte de bilan de cette année (qui n’est pas encore terminée!). Voilà qui est fait.
Je ne sais pas d’où me vient cette manie des bilans. Je crois que c’est nécessaire pour ensuite pouvoir repartir vers autre chose.
The show must go on, comme qui dirait.
23:14 Publié dans Une vie de lynx | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
10 janvier 2009
Et puis quoi encore
00:05 Publié dans Une vie de lynx | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09 janvier 2009
Et… 2009 ?
Si 2008 comportait certaines évidences, je ne sais pas vraiment à quoi m'attendre pour 2009.
À priori, si tout se passe bien, je partirai à Stuttgart en septembre.
Mais jusque là… ?
Il y aura le Crit, la compétition sportive (entre autre) entre les 9 IEPs, fin mars. Puis les exams.
Puis un stage peut-être, du moins je l'espère.
Et pour le reste, c'est un peu le flou. Mais après tout, c'est très bien comme ça. Un peu de spontanéité, ça ne fait pas de mal !
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08 janvier 2009
2008
Année certainement la plus remplie et la plus riche de ma courte vie.
C’était prévisible, d’ailleurs.
En quelques points, 2008 ce fut :
- Le mois de mars : dernier mois de cours au LFA et la boule au ventre pendant tout ce temps.
- Les écrits du bac, dont je retiens notamment les séances de préparation mentale/évacuation de stress dans la rue avec mon meilleur ami au lieu de réviser (et je pense que c’était bien ainsi).
- Mon stage au Monde.fr
- Les oraux du bac, pas bien stressants quand j’y repense. Je stressais plus pour la préparation des concours.
- Les mois de mai/juin assez fatiguant mentalement : les amis qui veulent profiter des vacances (très tentant) versus les révisions pour les concours. Et avec la pression par dessus tout. Pas marrant mais enrichissant (avec le recul).
- L’abistreich puis la remise des diplômes (un beau moment). Dernière fois que j’étais au LFA.
- À côté de ça, les concours. Lakanal puis Strasbourg et Bordeaux.
- Puis l’été à Lakanal et au foyer des lycéennes. Quelques semaines extrêmement enrichissantes, tant sur le plan humain que sur le plan «intellectuel».
- L’admission en FIFA à Bordeaux.
- Et surtout, un des premiers choix importants de ma vie : partir à Bordeaux.
- Et puis, en septembre, l’installation à Bordeaux. Le début d’une nouvelle vie.
- Beaucoup de sports (et ça, ça fait du bien !).
- Et puis, sûrement l’événement le plus prévisible de l’année : mes 18 ans. Enfin majeure !
- Et le permis dans la foulée.
Voilà en quelques mots les points clés de cette année 2008.
Une année en 3 temps, un peu comme la valse, bien que je ne danse pas :
- LFA
- Lakanal
- ScPo Bordeaux
Quelle année, vraiment !
Meilleurs voeux à mes quelques lecteurs !
01:05 Publié dans Une vie de lynx | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25 décembre 2008
Eguberri on
Comme on dit si bien dans la région !
Ci-dessous, Tobby, qui pose avec la collection automne-hiver de 64 ;) Avouez que ça vous a presque manqué les montages à deux sous avec mes perruches.
Bon, finalement, j'ai rien posté ce mois-ci alors que j'avais deux trois trucs qui auraient mérité un article. Enfin, c'est toujours pareil hein.
Tout ça pour dire que ce mois de décembre fut intense et que les vacances arrivent à point nommé. Mes parents sont définitivement installés au Pays Basque et il s'agit maintenant de finaliser leur installation (concrètement : vider les cartons !).
J'ai profité du début des vacances pour remonter en région parisienne, histoire de participer aux 18 ans surprise de B. samedi soir. Et dimanche soir, fête surprise pour Méloche, de retour d'Allemagne. En tout cas, ça m'a fait très plaisir de revoir tout le monde. C'est quand on revoit les gens qu'on se rend compte qu'ils nous manquent. Dans la vie de tous les jours, à Bordeaux, j'essaye de ne pas trop penser à tous ces amis "d'enfance" qui ont fait de mes années collèges/lycées de si belles années. Ce qui est vraiment génial, c'est que quand on se retrouve, c'est comme si on ne s'était jamais séparé. Bien sûr, on change tous, on grandit. Et puis, après tout, ça ne fait que quelques mois. Mais tout de même, quand on se revoit, il n'y a pas ce bide, genre "qu'est ce qu'on peut bien se dire maintenant". C'est mon sentiment en tout cas.
Sur ces belles paroles, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter de bonnes fêtes !
20:05 Publié dans Une vie de lynx | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07 décembre 2008
Summertime blouz
Chaque année, c’est la même chose.
Je ne pense pas être un cas isolé : tous les ans j’ai le coup de blouz de fin d’année. Toujours fin novembre/début décembre. Et il n’y a rien à faire. Il faut juste attendre que ça passe.
Et du coup, j’en étais même à avoir le coup de blouz avec le sourire, puisque je savais très bien que se serait passager.
C’est assez paradoxal comme sentiment : dans le fond, tout va bien. Mais ya quand même une certaine forme de démoralisation. Le “coup de blouz” quoi. Ya pas d’autres mots. C’est d’ailleurs difficile à décrire. Un coup de blouz, c’est pas non plus une déprime. Non, c’est juste que vous avez envie de faire la gueule alors qu’il n’y a pas de raisons valables.
C’est pourquoi le coup de blouz nécessite un certain isolement pour éviter l’incompréhension des autres.
Enfin, tout ça pour dire que j’émerge doucement de mon coup de blouz annuel.
Ah oui, j’oubliais : le coup de blouz est généralement lié à une masse de travail importante et à un manque de sommeil flagrant.
Et effectivement, la semaine précédente était chargée. En fait, c’était une semaine comme j’en avais presque tout le temps l’an dernier. Mais j’avais perdu l’habitude ;)
Notamment, la cerise sur le gâteau, un galop d’essai d’études politiques dont le sujet était :
“Ce qui est salutaire à la nation ne va pas sans blâme dans l’opinion ni sans perte dans l’élection”
Sujet que j’ai personnellement trouvé intéressant. Après, je suis sûrement partie complètement hors-sujet. Mais j’ai bien aimé le sujet.
Cette semaine, beaucoup moins de stress à l’horizon.
Et surtout, j’ai enfin bien dormi : une nuit de 10h de bon sommeil. De quoi vous revigorer pour la semaine.
Il n’empêche que pour la première fois depuis que je suis ici, j’ai hâte d’être en vacances. Et ça tombe bien, c’est bientôt. Enfin, dans deux semaines quoi ;)
Bon, je viens d’écrire un article sur un point que je ne pensais pas aborder, et comme je n’avais pas grand chose à dire dessus, ça se termine une fois de plus en racontage de vie.
En fait, il y a tellement d’idées d’articles qui me passent par la tête en ce moment que j’en suis débordée. (Non, non, inutile de sortir les mouchoirs).
Je vais essayer de clarifier tout ça. I’ll be back soon.
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20 novembre 2008
South west story
Pourquoi le sud-ouest ?
Pourquoi suis-je tant attachée à ce fichu sud-ouest ?
Bon, bien sûr, je ne risque pas d’être attachée à la Corse, pour n’y avoir encore jamais mis les pieds.
Concrètement, je suis née à Arcachon et j’ai fait mes premiers pas à Biscarrosse. Mais j’ai réellement vécu à Biscarrosse que 4 ans. 4 ans c’est peu finalement. Pourtant, je pense que ça joue beaucoup. Mes premières impressions viennent de là. D’ailleurs, l’odeur des pins m’apaise plus qu’aucune autre. Et puis, l’océan… bon, ça je pense que je suis loin d’être la seule. Et puis, l’océan, y’en a un peu partout. (Même si… c’est pas pareil ;))
Et puis, Biscarrosse, ce sont aussi des souvenirs de vacances formidables. Mes vacances de gamine. Celles que je garde toujours dans un coin de ma tête.
Alors, forcément, j’ai des attaches.
Mais concrètement, la plupart de mes amis habitent en région parisienne. Mon cercle d’amis, c’est essentiellement celui du LFA. En fait, mon quotidien, c’était la région parisienne. Je ne connais pas grand monde dans mon cher sud-ouest. Je n’ai pas de grands amis qui y vivent de manière permanente.
Alors pourquoi ne pas me sentir gifoise ? Après tout, j’y ai vécu presque 14 ans. Je sais que si je vais faire un tour, je vais forcément croiser quelqu’un que je connais, au moins de vue. Je connais tous les petits chemins pour éviter la rocade. J’ai participé à la foulée gifoise. Enfin, j’y ai vécu quoi. Là aussi, j’ai de bons souvenirs.
Mais mine de rien, à partir du moment où je faisais mes quasi deux heures de bus quotidienne pour aller au LFA, j’ai cessé d’être gifoise à temps-plein. Pour ne presque plus l’être.
Ma vie se déroulait en grande partie au LFA.
Enfin, tout ça pour dire qu’il manquait une sorte d’unité de lieu à ma vie. Je suppose que lorsqu’on se sent un peu perdu, on se retrouve toujours dans des valeurs refuges qui se situent “deep inside”. Pour moi ça s’est avéré être le sud-ouest.
Sentiment renforcé par le coup de foudre que j’ai eu pour le Pays Basque.
Je pense que quelque part, ce sud-ouest a un aspect rassurant pour moi.
Surtout dans les instants de grandes considérations méta-philosophiques du style “mais qui suis-je ?”
C’est vrai après tout. Je ne suis pas allemande. Mais je ne suis pas française non plus. Et on va laisser le côté anglais en dehors de tout ça, vu que c’est déjà assez compliqué.
Dans ce méli-mélo identitaire, le sud-ouest c’est un peu un phare. Un point d’attache. Un noyau dur.
Enfin, je ne fais que supposer. Toujours est-il qu’une fois de plus j’y vois un peu plus clair dans ma caboche et que c’est pas plus mal. Je vais profiter de cette éclaircie pour dormir du sommeil des crevées avant le tournoi de rugby de demain.
Et puis, on est quand même mieux en haut de la dune du Pyla qu’en haut de la Tour Eiffel, vous ne trouvez pas ?
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