08 avril 2009

The show must go on

Au risque de faire dans le cliché : c’est fou comme le temps passe vite.

Il y a un an, pratiquement jour pour jour, je passais le bac. 4 mois plus tard, je changeais brutalement de direction en partant directement pour Bordeaux.

Aujourd’hui, 8 mois après la tant attendue rentrée dans le supérieur, c’est presque déjà la fin de cette année. Ils ne restent plus que quelques cours et malheureusement, les exams.

J’ai trouvé dans ma boîte aux lettres l’accusé de réception de l’agence quant à mon préavis de congé. Dans bientôt un mois, je plie bagage et quitte Bordeaux pour un peu plus d’un an.

Si j’énumère toutes ces dates, c’est pour mieux visualiser le temps passé et le temps à venir. Ma terminale était passée en vitesse éclair, mais j’ai l’impression que cette année a été encore plus rapide.

Je me vois encore errer en vélo (mon fidèle attribut de l’année!) sur le campus complètement désert début septembre.

Je me souviens parfaitement de la première rencontre de la FIFA 11.

Je me rappelle comme si c’était hier du premier repas rugby chez Georges, un resto portugais bon marché en plein Bordeaux. Je me souviens encore comment j’hésitais à rejoindre l’équipe avant ce fameux repas qui m’a totalement convaincu.

Je sens encore les courbatures qui ont accompagné mon premier semestre, le temps que mon corps s’habitue à la pratique intensive de sport. Courbatures qui entre autres m’ont d’ailleurs menées au badminton, un vendredi soir. Et où je suis retournée presque sans failles toutes les semaines, d’abord pour l’ambiance, puis pour le sport en lui-même.

Et j’ai encore dans les jambes les trajets en vélo pour rentrer à Pessac après avoir loupé le dernier tram.

Tout ça pour dire que je ne réalise pas vraiment que Bordeaux, c’est bientôt fini pour cette année. Enfin, si, je commence à réaliser, d’où ce petit quart d’heure souvenirs souvenirs.

Hier, grande soirée MPMS, chez Georges, pour fêter l’année réussie. Les MPMS, je les ai déjà évoqué il y quelques temps sur ce blog. Il s’agit de l’équipe de rugby féminin de l’IEP, jusqu’à présent davantage connue pour ses faits de soirées que ses performances sportives. Mais depuis les bons résultats en championnat universitaire et la demi-finale atteinte au Crit, on prouve que ce sont deux facteurs complémentaires et non substituables (spéciale dédicace à mon cours d’éco).

Si j’ai autant apprécié ma 1A, c’est notamment grâce à cette équipe. Équipe qui s’est forgée avec le temps, et qui regroupe des personnalités très différentes. Mais incontestablement, une belle équipe. Et elle va me manquer l’an prochain, cette équipe.

Le badminton aussi a occupé une place importante dans ma vie cette année. Même si ce n’est pas un sport d’équipe, il y a un véritable esprit de groupe. Très différent des MPMS, mais tout aussi sympa. En fait, les deux se complètent très bien (non, je ne souffre pas de dédoublement de personnalité).

Concrètement, même si je n’ai pas séché la moindre conf, même si j’ai toujours fait mon travail (sur le tard, certes, comme toujours), ce ne sont pas les cours qui ont rempli cette année, contrairement aux années précédentes (ne serait-ce que d’un point de vue horaire). Alors, oui, j’ai peut-être moins appris d’un point de vue strictement «scolaire», mais je pense au moins avoir appris à vivre. Entre le sport, le ciné, les sorties, les virées à la plage, les soirées posées, etc.

J’ai aussi rencontré pleins de gens, tous très différents.

En fait, je pense que j’avais vraiment besoin d’une année comme celle-ci après toutes ces années au LFA (que j’ai aussi adoré et dont je garde des souvenirs uniques ; et dont mes amis me manquent).

C’est marrant parce que ça fait quelques jours qu’inconsciemment je cherche à faire une sorte de bilan de cette année (qui n’est pas encore terminée!). Voilà qui est fait.

Je ne sais pas d’où me vient cette manie des bilans. Je crois que c’est nécessaire pour ensuite pouvoir repartir vers autre chose.

The show must go on, comme qui dirait.