20 novembre 2008
South west story
Pourquoi le sud-ouest ?
Pourquoi suis-je tant attachée à ce fichu sud-ouest ?
Bon, bien sûr, je ne risque pas d’être attachée à la Corse, pour n’y avoir encore jamais mis les pieds.
Concrètement, je suis née à Arcachon et j’ai fait mes premiers pas à Biscarrosse. Mais j’ai réellement vécu à Biscarrosse que 4 ans. 4 ans c’est peu finalement. Pourtant, je pense que ça joue beaucoup. Mes premières impressions viennent de là. D’ailleurs, l’odeur des pins m’apaise plus qu’aucune autre. Et puis, l’océan… bon, ça je pense que je suis loin d’être la seule. Et puis, l’océan, y’en a un peu partout. (Même si… c’est pas pareil ;))
Et puis, Biscarrosse, ce sont aussi des souvenirs de vacances formidables. Mes vacances de gamine. Celles que je garde toujours dans un coin de ma tête.
Alors, forcément, j’ai des attaches.
Mais concrètement, la plupart de mes amis habitent en région parisienne. Mon cercle d’amis, c’est essentiellement celui du LFA. En fait, mon quotidien, c’était la région parisienne. Je ne connais pas grand monde dans mon cher sud-ouest. Je n’ai pas de grands amis qui y vivent de manière permanente.
Alors pourquoi ne pas me sentir gifoise ? Après tout, j’y ai vécu presque 14 ans. Je sais que si je vais faire un tour, je vais forcément croiser quelqu’un que je connais, au moins de vue. Je connais tous les petits chemins pour éviter la rocade. J’ai participé à la foulée gifoise. Enfin, j’y ai vécu quoi. Là aussi, j’ai de bons souvenirs.
Mais mine de rien, à partir du moment où je faisais mes quasi deux heures de bus quotidienne pour aller au LFA, j’ai cessé d’être gifoise à temps-plein. Pour ne presque plus l’être.
Ma vie se déroulait en grande partie au LFA.
Enfin, tout ça pour dire qu’il manquait une sorte d’unité de lieu à ma vie. Je suppose que lorsqu’on se sent un peu perdu, on se retrouve toujours dans des valeurs refuges qui se situent “deep inside”. Pour moi ça s’est avéré être le sud-ouest.
Sentiment renforcé par le coup de foudre que j’ai eu pour le Pays Basque.
Je pense que quelque part, ce sud-ouest a un aspect rassurant pour moi.
Surtout dans les instants de grandes considérations méta-philosophiques du style “mais qui suis-je ?”
C’est vrai après tout. Je ne suis pas allemande. Mais je ne suis pas française non plus. Et on va laisser le côté anglais en dehors de tout ça, vu que c’est déjà assez compliqué.
Dans ce méli-mélo identitaire, le sud-ouest c’est un peu un phare. Un point d’attache. Un noyau dur.
Enfin, je ne fais que supposer. Toujours est-il qu’une fois de plus j’y vois un peu plus clair dans ma caboche et que c’est pas plus mal. Je vais profiter de cette éclaircie pour dormir du sommeil des crevées avant le tournoi de rugby de demain.
Et puis, on est quand même mieux en haut de la dune du Pyla qu’en haut de la Tour Eiffel, vous ne trouvez pas ?
00:48 Publié dans Une vie de lynx | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






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