21 octobre 2008

Are you happy ?

Certaines personnes sont elles plus à même d'être heureuses que d'autres ?

Y a t-til une forme de déterminisme optimistes/pessimistes ?

Lorsqu'on naît, est-ce-qu'on est livré avec un pack "saura vivre heureux" ou un pack "déprimé chronique" ?

Je le confesse : je n'ai pas cherché (encore?) de réponses scientifiques à ces questions que je me pose. Il me semble toutefois qu'effectivement, certaines personnes sécrètent davantage une hormone (dont je tairais j'ignore le nom) qui rend heureux (et si mes souvenirs sont bons, c'est la même hormone que l'on sécrète lors d'une activité physique).

Dans cette hypothèse purement scientifico-chimique, ya pas à dire, le monde serait foncièrement injuste ! Bon, d'accord, je sais : le monde EST foncièrement injuste. Et c'est bien triste. Mais là n'est pas le sujet (du moins aujourd'hui) et de toute façon, je n'y peux pas grand chose (quel aveu de faiblesse!).

Toutefois, je ne veux pas croire que tout est écrit dans nos gènes. Ce serait quand même extrêmement réducteur. Je défend donc l'idée que si la génétique joue un rôle, on peut tout de même avoir une influence non négligeable sur notre capacité à être heureux.

L'éducation ou d'une façon plus générale, l'enfance, doivent sûrement tenir une place importante dans la disposition au bonheur.

Comme je suis fatiguée, qu'il est tard, mais que j'ai quand même envie de coucher sur papier (sur clavier plutôt) mes quelques réflexions du soir, je ne vais pas m'étendre et aller droit au but (ce qui signifie que ce que je dis ici est extrêmement incomplet - comme toujours d'ailleurs, c'est vrai que je ne vois pas pourquoi j'en m'en excuse plus aujourd'hui qu'un autre jour, m'enfin passons).

Je me demande donc si on peut décider (plus ou moins) d'être déprimé ou non. Alors, bien sûr, il y a des niveaux de déprime plus ou moins élevés et cela dépend notamment des raisons de la déprime.

Comme l'ami Montaigne (oui, 2 ans après son étude approfondie en classe, il me marque décidément toujours autant), je vais partir de mon exemple personnel, puisque c'est celui que je connais le mieux.

Il y a quelques années (ça y est, je fais ma vieille), alors que j'étais en pleine crise d'ado (en suis-je sortie ? That's the question), j'étais (comme tout le monde) mal dans ma peau. Mais je ne me souviens pas avoir fait quoique ce soit pour aller mieux. J'étais dans une sorte d'attentisme, du genre "ça va passer". Du coup, je m'enlisais dans mes déprimes, je me torturais… mais pour quoi au final ?

Alors oui, c'est passé. Avec le temps. Presque un an avant de voir le bout du tunnel. Est-ce qu'il fallait passer par cette phase de déprime adolescente ? Sorte de rite de passage occidental ?

Je dis ça avec le recul. Sur le coup, je n'étais pas vraiment lucide même si j'avais conscience de tourner en rond.

Mais à bien y réfléchir, j'avais fini par me plaire dans mon petit monde torturé. Je l'entretenais. Et puis le jour où ça m'a lassé, j'ai arrêté de m'embourber, j'ai enclenché la marche avant et avec le temps, ça a fini par passer.

À l'heure où je parle, ça fait longtemps que je n'ai pas eu de phases "tout est gris dans ma tête". La dernière remonte à peu près à fin novembre 2007. Il y a presque un an. Et encore, c'était plus la fatigue qu'autre chose qui me mettait dans cet état (enfin, je pense).

Maintenant, dès que je sens le cafard pointer le bout de son nez, je l'écrase. Je relativise, j'essaye de poser les choses à plat dans ma tête. J'écris sur ce blog. Enfin, bref, j'agis.

Et pour l'instant ça fonctionne. Je cherche un mot ou une expression française pour "Lebenseinstellung". Mais je ne trouve rien de convainquant. En somme, je pense qu'il y a une certaine attitude à avoir vis-à-vis de la vie. Et je pense que cette attitude n'a rien de génétique. C'est un choix.

Mais bon, je dis ça, je dis rien. Je dois être une optimiste de nature et ne suis sûrement pas en mesure de comprendre les raisons des déprimes des autres.

En attendant, si cette histoire d'hormone du bonheur se révèle juste, les déprimés n'ont qu'à faire du sport ! Et toc !

16 octobre 2008

All you need is sport

Oui, je sais, je suis vraiment d'une assiduité sans failles sur ce blog. Si ça peut vous consoler, je blogue aussi souvent que je fais le ménage chez moi. Comment ça, il n'y aucun rapport ?

Dire que je raconte déjà n'importe quoi dès la deuxième phrase de ma note…

Bref, non, je ne blogue pas souvent. La principale raison étant que je n'ai pas le temps. Enfin, théoriquement, y'aurait de quoi occuper un des mes passionnants cours d'histoire en amphi… faudrait que j'y songe tiens.

Non, mais c'est vrai quoi, le temps passe à une vitesse ! Ça fait déjà plus d'un mois que je suis à Bordeaux et j'ai à la fois l'impression d'avoir emménagé hier et d'être ici depuis 5 mois.

Non seulement on a des exposés à la pelle (et j'ai bien tassé mon mois d'octobre en fait). Mais en plus ya pas mal de soirées à gauche à droite (or, c'est généralement le soir que je blogue). Pas plus tard qu'hier soir : soirée biérologie. Ambiance vachement sympa, bières bonnes, etc, bref, super soirée ! Bon, le seul soucis à Bordeaux, c'est que les trams s'arrêtent vachement tôt (minuit en semaine et 1h le week-end). C'est là qu'intervient mon grand ami le vélo. Et franchement, faire du vélo à 2h du mat en roulant sur les rails du tram (c'est niveau 2 pour pas se prendre les roues dedans ;)), c'est grisant !

Un autre bon côté de ma vie à Bordeaux, c'est que j'ai enfin le temps de faire du sport. Du coup, je fais la totale : rugby, basket, badminton. Grand absent : le volley, mais c'est juste pas possible niveau horaires. Du coup, je suis gavé au taquet maintenant niveau forme physique. J'espère que ça va durer et que je vais pas avoir à nouveau des pépins physiques.

Dans l'ordre : rugby. C'est du rugby à VII. Du coup, c'est un peu moins violent que le XV mais faut courir plus. L'équipe s'appelle les MPMS (mi-putes, mi-soumises) et il est presque plus important d'avoir un bon sens de l'humour que de savoir faire une passe. En tout cas, j'adhère, j'adore.

Basket : je le fais dans le cadre du sport obligatoire à l'IEP. C'est sympa, j'ai toujours bien aimé le basket mais je suis un peu perdue sur le terrain, j'ai aucun automatisme et c'est assez frustrant (même si c'est normal au début, toussa, toussa).

Et enfin, badminton. J'ai une prédisposition naturelle pour le bad de part ma taille (comme pour beaucoup de sports d'ailleurs). Et j'ai le smash facile. En plus, après des années de volley, j'ai quand même développé une certaine réflexologie assez utile pour le bad. Du coup, je m'éclate et l'ambiance y est vachement sympa (c'est d'ailleurs l'équipe de bad qui organisait la soirée biérologie).

Des trois sports, celui où je suis le moins à l'aise (pour l'instant), c'est le basket. Mais bon, j'ai bon espoir, ça va venir.

Sinon, rayon culture. Dans le cadre de l'exposé sur l'identité culturelle basque, nous sommes allés (avec mes collègues d'exposé) à une soirée "txalaparta" à l'Utopia (salle de cinéma locale). La txalaparta, c'est un instrument de musique (percussion) traditionnel basque. Au programme : un film en rapport avec cet instrument. Puis concert par les acteurs du film, puis discussion avec eux. Ce qui était marrant, c'est qu'ils ne comprenaient pas le français. Du coup, y'avait un traducteur franco-basque. En tout cas, soirée posée et intéressante. J'ai appris pas mal de trucs sur un instrument dont je n'avais jamais, mais alors jamais entendu parlé. Et pourtant, dieu sait que j'en ai lu des choses sur le pays basque !

Enfin, tout ça pour dire que j'ai pas le temps de m'ennuyer. Quand je ne sors pas, je travaille. Revues de presse, exposés, fiches techniques, fiches de lectures, plan détaillés. Tout ça quoi ;)

À l'origine, je voulais faire un article intéressant, mais finalement j'ai le cerveau trop en compote pour raconter quelque chose de bien. Du coup, c'est une note très 3615 ma vie. Enfin, vous avez l'habitude de toute façon.