22 août 2008
Les copains d'abord
Dans le métro, mercredi, une dame s’interroge quant à notre lourd chargement de valises :
- C’est la rentrée ?
- Non, c’est le début des vacances.
Sourires.
Et oui.
Depuis le 20 août, je suis officiellement en vacances.
Les vraies vacances. Pas celles où on est sensé réviser le bac. Pas celles où on travaille pour des concours.
Non, les vacances où on peut glander une journée entière sans avoir mauvaise conscience.
Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu ce type de vacances.
Du coup, ça me laisse du temps pour faire pleins de choses.
Et du coup, je ne fais rien.
Responsable majeur ?
Le fameux contre-coup.
J’ai toujours un contre-coup après un effort de longue durée. Je ne sais pas si ici la longue durée, c’est simplement les 5 semaines de prépa. Ou bien l’ensemble de cette année scolaire, soit pratiquement un an, jour pour jour.
Je regarde les JO, je regarde des sportifs aller au delà de leurs limites en restant pépère dans mon fauteuil.
Cette épée de Damoclès qui pendait au-dessus de ma tête depuis un an n’est plus.
Je sais où je vais. Du moins, je sais où je vais passer les 5 années à venir.
Je suis sereine pour l’avenir.
J’ai hâte de commencer cette nouvelle vie.
Toutefois, il y a un os.
Je ne sais pas trop ce que c’est.
Sûrement une forme d’appréhension.
Pourtant, il n’y a pas de raisons que je sois malheureuse à Bordeaux.
Ces 5 semaines au foyer m’ont prouvé qu’il y a pleins de gens biens en dehors des mes “vieux” amis du LFA. Non pas que j’en doutais, bien sûr. Mais je me suis fais des amis que j’espère vraiment ne pas perdre de vue. Des amis que j’ai l’impression de connaître depuis des lustres alors que ça ne fait que 5 semaines.
En fait, l’os, c’est peut-être ça.
L’os, c’est que j’en ai marre des “au revoir”.
Je suis chieuse quand même.
D’un côté, j’aime la nouveauté, de l’autre j’ai peur de perdre l’ancien.
Aux “au revoir” du LFA, qui sont déjà durs à avaler, s’ajoutent les “au revoir” de la prépa.
Coïncidence : au moment où j’écris ces lignes, mon iTunes en mode aléatoire passe la chanson de Brassens “Les copains d’abord”.
“Au rendez-vous des bon copains, yavait pas souvent de lapins”
Voilà ce que j’espère, en fait.
J’espère que les “au revoir” se concrétiseront. Tant pis si le fait de revoir mes amis entraînera de nouveaux “au revoir”. Tant qu’il y en aura d’autres.
Une fois de plus, ce blog me permet d’y voir plus clair dans ma tête (et c’est pas du luxe).
C’est quand même incroyable la place qu’occupent les amis dans la vie quand on a 17 ans.
À part ce contre-coup donc, je vais bien. J'ai repris ma guitare dans un élan de je ne sais quoi. Je fais du montage.
D'ailleurs, voici le film de ma prépa :
22:40 Publié dans Une vie de lynx | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note






Commentaires
Tu as le blues, Cécile? Non tu ne perdras pas tes amis si tu entretiens tes relations et maintenant avec Internet, c'est encore plus facile. Parole d'une "femme des sixties" qui a toujours valorisé l'amitié et tout fait pour l'entretenir, a perdu quelques amis en cours de route (avec 60 ans de vie, c'est normal), de leur fait ou du sien, et l'a accepté: nous n'avons pas tous le même chemin et les centres d'intérêt peuvent évoluer. Parfois tu peux les "perdre" temporairement et les retrouver des années après comme si c'était hier. Et surtout on peut s'en faire tout au long de sa vie et c'est merveilleux. Je t'embrasse. Bonne installation à Bordeaux, tous mes voeux t'accompagnent. Biscarrosse n'est pas très loin non plus et j'espère que nous nous reverrons. Dom
Ecrit par : Dom | 30 août 2008
Merci pour ton message !
Ça me touche beaucoup.
Bon anniversaire au passage ;)
C'est vrai que de nos jours, il n'y a pas de soucis pour garder contact. Mais il reste tout de même un pincement pour ceux dont on est vraiment proche et dont on sait qu'on risque de s'éloigner.
Enfin, je verrai bien !
À bientôt je l'espère, pourquoi pas à Bisca !
Ecrit par : lynx | 31 août 2008
J'aime bien le coup de la meuf dans le métro... Ça avait l'air marrant.
Ecrit par : Guillemette | 07 septembre 2008
Ecrire un commentaire